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Musique

Sneazzy réagit enfin aux propos polémiques de son titre « Zéro Détail »

10 mars 2020 à 16h45 Par A.L.
Sneazzy assure qu'il n'a pas voulu attiser la haine avec les paroles de sa chanson "Zéro détail".
Crédit photo : Capture d'écran Facebook

Suite à la polémique autour des paroles de son titre "Zéro détail", le rappeur Sneazzy a déploré que ses paroles aient été mal comprises et a tenu à affirmer ne pas avoir voulu menacer Pascal Praud.

Souvenez-vous. "Les journalistes salissent l'islam, sont amateurs comme Pascal Praud […] ça mérite une balle dans le cervelet, le canon au fond de la bouche", ce sont par ces mots issus du morceau Zéro détail, en duo avec Nekfeu, que Sneazzy a provoqué l’indignation de nombreuses personnalités et responsables politiques sur les réseaux sociaux, depuis la sortie du titre ce vendredi 6 février. C’est par un communiqué publié ce lundi 9 mars que l'ancien membre du groupe 1995 s'est justifié et a fait part de sa "stupéfaction" concernant le "détournement des paroles" de son nouveau titre.

"Je ne suis pas là pour viser ou mettre au ban qui que ce soit"

Dans un premier temps, Sneazzy a voulu mettre hors de cause son acolyte Nekfeu qui a été, suite à cette polémique, rappelé à l’ordre par sa maison de disques Universal Music"Je suis seul auteur. Mon ami m’a fait l’honneur d’être avec moi sur ce titre, il n’a pas signé ces paroles", a ainsi débuté Sneazzy. "Je suis rappeur, je jongle avec les mots/maux pour faire passer des messages et des émotions personnelles à travers des “punchlines”", a-t-il poursuivi avant d’affirmer que ses "couplets, sortis de leur contexte, ont été mal compris. Ils peuvent interroger, mais je ne suis pas là pour viser ou mettre au ban qui que ce soit", a-t-il précisé.

Sneazzy a aussi souhaité expliquer qu'il dénonçait "certains journalistes qui ont tendance à éditorialiser leur point de vue, ciblant très souvent le même groupe de personnes, à travers la figure de M. Praud". Quant à la deuxième phrase polémique, le rappeur a expliqué qu'il exprimait "ici la haine qui peut exister contre les musulmans et la volonté de les faire taire, le tout imagé par la métaphore de la balle dans le cervelet (pour dire “ne pensez plus”) et du canon dans la bouche (pour dire “ne parlez plus”)". Pour finir, le rappeur a assuré qu’"en aucun cas", il n’a "voulu attiser la haine ni proférer des menaces envers M. Praud". "Je ne souhaite aucune violence puisque je dénonce justement celle qui peut s’abattre sur la communauté musulmane. Je me battrai toujours pour que tout le monde ait le droit à la liberté d’expression. Car ma seule forme d’expression est ma musique, et mes seules armes sont mes mot", s’est justifié l'artiste de 28 ans.

De son côté, Pascal Praud a expliqué dans son émission L’heure des pros du lundi 9 mars que la "réflexion était en cours" et qu’il hésitait à porter plainte tout en expliquant que "ces paroles tombent sous le coup de la loi et que les menaces de mort proférées sont punies sévèrement, par 5 ans de prison et 45.000 euros d’amende". Affaire à suivre...