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Musique

Sadek en prison, Bassem Braïki s’exprime pour la première fois depuis son agression (vidéo)

17 février 2020 à 10h00 Par A.L.
Sadek est en prison.
Crédit photo : Capture d'écran YouTube

Interpellés le 12 février dernier à Bagnolet en Seine-Saint-Denis après l'agression de Bassem Braïki, Sadek et son complice présumé ont été mis en examen et écroués. De son côté, le blogueur de la région lyonnaise a pris la parole pour la première fois dans une vidéo où il déclare vouloir “repartir à zéro”.

Le 12 février dernier, le lendemain de l'agression du YouTubeur lyonnais Bassem Braïki, le rappeur Sadek était interpellé à Bagnolet en Seine-Saint-Denis après avoir revendiqué le passage à tabac de son rival dans la nuit de lundi à mardi en banlieue lyonnaise. Lors de son interpellation près d'un débit de boisson à 14h50, il a expliqué qu'il comptait se rendre aux autorités, selon une source policière. Pour rappel, après que Bassem et ses fans aient tout fait pour faire annuler le concert de Sadek prévu à Saint-Priest dans la région lyonnaise en menaçant de créer des émeutes devant le lieu du showcase, le rappeur et plusieurs proches sont allés au pied du bâtiment où réside l'influenceur pour l'agresser à coup de poings et pieds, mais aussi d’une matraque télescopique provoquant de très nombreux saignements sur le visage du blogueur. Sadek a ensuite publié les séquences sur les réseaux sociaux, notamment une photo dévoilant ses mains en sang, ainsi qu’une autre vidéo narguant Bassem peu de temps après l’agression.

Sadek en prison

Ce vendredi 14 janvier, le rappeur Sadek et son complice présumé ont été mis en examen et placés en détention provisoire, selon une source judiciaire relayée par Le Parisien. Dès le lendemain, le samedi 15 février, le blogueur Bassem Braïki a partagé une vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle il s'exprime pour la première fois sur son agression. S'il ne souhaite pas "s'éterniser 50 heures sur cette affaire-là", le blogueur raconte dans un premier temps les événements de cette nuit du 10 au 11 février. "4 heures du matin, pris par derrière en rentrant du travail. Si on m'avait laissé deux secondes, on m'aurait jamais vu au sol. On a encaissé sans crier pour ne pas réveiller les gens", explique-t-il.

Puis, le blogueur souvent critiqué pour créer des polémiques et des divisions, a appelé ses followers à rester calmes, en rappelant qu'il souhaitait désormais "réunir". "Emile Zola avait dit 'J'accuse'. Moi je dis 'Je m'excuse'", a-t-il déclaré. "Aujourd’hui, ce qui me fait dire ça, c’est la mobilisation sans précédent qu’il y a eu. Pour une personne comme moi, c’est sans précédent. Des renois de Paris, des blancs de Paris, des renois et des blancs de toute la France qui disaient ‘ce mec, on ne l’aime pas mais il ne mérite pas ça’. Toutes ces personnes qui ont soutenu, je me dois de penser à vous quand je revendique des choses. Beaucoup de gens disent que Bassem divise. Bassem va réunir. Tout en gardant ses valeurs, ses principes et sa façon de penser", a expliqué le blogueur, qui s’était fait connaître en 2015 avec une vidéo dans laquelle il dénonçait les attentats à Paris.

De son côté, poursuivi pour violences aggravées, Sadek risque gros.