Musique

Orelsan : une pétition pour l'annulation de ses récompenses aux Victoires de la musique

14 février 2018 à 12h00 Par Aurélie AMCN
Crédit photo : Orelsan

Récompensé à trois reprises lors des Victoires de la musique, Orelsan déchante aujourd’hui. Plusieurs femmes viennent de lancer une pétition pour le destituer de ses trophées. Alors, « la fête est finie » ?

« La fête » est-elle finie pour Orelsan ? Le rappeur s’apprête en effet à passer une mauvaise Saint-Valentin. Et c’est peu de le dire ! Plusieurs femmes ont lancé une pétition visant à destituer Orelsan des récompenses reçues lors de la dernière cérémonie des Victoires de la musique : artiste de l’année, clip de l’année et album de musiques urbaines. En cause ? Les paroles de ses chansons, et notamment celles de la chanson St-Valentin sortie en 2007, jugées sexistes et misogynes : « J’te le dis gentiment, j’suis pas là pour faire des sentiments / J’suis là pour te mettre 21 centimètres / Tu seras ma petite chienne et je serai ton gentil maître (…) Viens bébé, on va tester mes nouvelles MST ». 

PLUS DE 20 000 SIGNATURES

À l’origine de la pétition lancée sur Change.org (ici) et affichant déjà plus de 20 000 signatures : Céline Steinlaender. Cette dernière estime que « certains propos lus et entendus dans ses ‘’chansons’’ ne sont pas acceptables ». Elle appelle ainsi « tous les mouvements défendant les droits de femmes et toutes les associations des droits de l’homme à s’insurger contre le résultat de cette soirée », avant de réclamer « l’annulation pure et simple des prix reçus par cet individu qui devrait tout simplement être censuré ». Elle s’adresse ensuite à la ministre de la Culture à qui elle demande de réagir pour donner un meilleur exemple aux jeunes.

ORELSAN DÉJÀ CONDAMNÉ POUR SES PAROLES

Ce n’est toutefois pas la première fois qu’Orelsan, de son vrai nom Aurélien Cotentin, est visé par des associations et accusé de sexisme et de violence dans ses textes. Souvenez-vous, en 2009, la chanson Sale Pute fait la Une des journaux, car plusieurs associations féministes portent plainte contre le rappeur. Après un long procès, l’interprète de Basique a été condamné à 1000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris, avant d’être relaxé par la cour d’appel de Versailles quelques années plus tard.